[TERRITOIRE] Concarneau Cornouaille Agglomération s'engage auprès du Low-tech-Lab

Article

Date de publication : 22 septembre 2022
Auteur : Low-tech Lab
Lieu : Concarneau

Depuis sa création en 2013, le Low-tech Lab alterne les cycles d’exploration (Nomade des Mers, Low-tech Tour France), avec des phases d’expérimentation (Biosphère, Habitat Low-tech) pour valider les démarches low-tech documentées.

Ce projet d’expérimentation, soutenu par l’ADEME, la Région Bretagne et Concarneau Cornouaille Agglomération, vise à accompagner 20 organisations publiques et privées du territoire (entreprises, associations, collectivités, …) dans leur transition low-tech pour favoriser la sobriété et la résilience du territoire. L’objectif est d’expérimenter de nouveaux fonctionnements d’organisations et de développement des low-tech à l’échelle d’un territoire. L’accompagnement est réalisé par l’association Low-tech Lab et un bureau d’étude spécialisé dans la coopération et l’intelligence collective et va permettre de mettre en application les apprentissages des Enquêtes du Low-tech Lab.

Mercredi 14 septembre 2022, Concarneau Cornouaille Agglomération (CCA) s’est définitivement engagée, par la signature d’une convention auprès du Low-tech Lab, à accompagner le projet de territoire, qui mènera, à l’horizon 2023, 20 structures de l’agglomération vers la démarche low-tech.

20 000 euros de Concarneau Cornouaille Agglomération #

CCA est un double acteur de ce projet : l’agglomération apporte un soutien financier en contribuant à hauteur de 20 000 euros sur deux ans et a décidé de postuler à l’appel à projet. À ce jour, Concarneau Cornouaille Agglomération est la première en France à faire le pari d’une démarche low-tech appliquée à l’échelle de son territoire mêlant plusieurs types de structures : associatives, collectivités publiques ou encore le secteur privé.

Cette proposition survient alors que nous avons traversé une période de grande sécheresse aux répercussions notables sur nos habitudes de vie et les espaces naturels. Elle trouve sa place dans un contexte géo-politique tendu, incertain mais qui nous amène à reconsidérer nos modes de consommation énergétique. Nous l’avons constaté, la chaine de conséquences induites par cet épisode climatique et le contexte politique international ont pour effet, auprès des individus, des collectivités ou de sociétés privées, de capter l’attention vers les solutions qui réunissent tout à la fois éco-responsabilité, économie et souvereineté.

Des années d’exploration, de projets destinés à collecter, tester et identifier les solutions, conduisent naturellement le Low-tech Lab à territorialiser son action, appuyée par ailleurs par Bretagne Transition, le fonds de dotation Explore et la Fabrique des bifurcations énergétiques. Notre travail, qui a suscité l’intérêt de plusieurs structures du territoire, nous a semblé suffisamment étoffé et mature pour massifier la démarche et intégrer les low-tech à des domaines aussi variés que l’agriculture, le commerce, le secteur hospitalier, les établissements de loisirs, etc.

Implication, coopération et autonomie #

A partir du 13 octobre 2022, date du premier atelier, les structures entreront dans une phase d’auto-diagnostic accompagnée par le Low-tech Lab et Inddigo, le bureau d’études mandaté par l’ADEME.

Sélectionner des structures aux besoins pluriels nous conduira vers des questions - et parfois des obstacles - qui sont partie inhérente d’une première expérimentation de déploiement des low-tech à un niveau professionnel sur un territoire donné : les normes, l’adaptation et l’engagement du personnel à la démarche low-tech ou à l’emploi de nouveaux outils, les relais techniques à la suite de l’implantation de low-tech, pour en citer quelques-uns.

Pour chaque structure, plusieurs besoins ont déjà émergé en lien avec leur domaine de compétence, leur cœur de métier ou des problématiques plus pragmatiques identifiées telles que leur économie d’énergie, la gestion de l’eau, les mobilités adaptées à une offre de service, l’isolation thermique ou encore la pédagogie. Ces pistes d’action croiseront, pour certaines, les réflexions sur l’ergonomie et les usages professionnels, des réglementations en termes de rénovation en lien avec le patrimoine ou encore l’adaptation des lieux recevant du public, de la petite enfance ou des patients en centre hospitalier.

A l’image d’une classe hétérogène, les 20 lauréats (sur 35 candidatures reçues) ont des niveaux de sensibilisation ou des attentes diverses. Certaines structures sont familières de la démarche low-tech tandis que d’autres ont créé la surprise en postulant. C’est ce que nous considérons comme la base d’une pédagogie réussie. Cette participation n’aura rien d’une passive mise à disposition de low-tech et d’une transition imposée. Bien que l’accompagnement soit personnalisé, le projet comprend une dimension fondamentale : l’auto-diagnostic.

Les structures ont toutes choisi de postuler avec la conscience que ce projet demande assiduité et implication. Nous souhaitons aider à questionner les us et coutumes professionnels mais également à créer une coopération laissant la liberté d’interagir et de prendre des initiatives. L’ambition est d’accompagner l’émergence d’une synergie low-tech sans être une pierre fondatrice et indispensable. Nous sommes persuadés que les réponses aux questions surgiront grâce à la pluralité des profils et la diversité des expériences.

Un modèle à essaimer ? #

Diversifier le cœur de métier, adapter ou repenser ses outils, interagir avec les éléments qui composent notre environnement sont quelques-uns des engagements induits par cette dynamique. Ils devront apporter une stabilité économique voire, nous l’espérons, asseoir un modèle plus prospère.

S’engager avec l’agglomération de Concarneau comme terrain idéal à la concrétisation du projet de territoire, c’est faire de cette dynamique locale une démonstration de référence et inspirante, nous l’espérons, pour d’autres communautés locales, collectifs d’acteurs, et dynamiques territoriales à l’avenir.

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