[L'EQUIPE DU LOW-TECH LAB] Les services civiques alias les Mignons

Article

Date de publication : 21 mars, 2022
Auteur.e.s : Suzon Simonneau, Lucile Henriot
Localisation : Concarneau

MAIS QUI SE CACHE DERRIÈRE LE LOW-TECH LAB ? #

Le Low-tech Lab c’est : un bateau, une tiny, des tutos… Mais ce sont aussi des humains qui s’affairent au quotidien pour explorer, documenter, transmettre et sensibiliser autour des low-tech. Qui se cache derrière le wiki, les Enquêtes, l’animation des communautés ou encore les réseaux sociaux ? C’est l’heure de la révélation !

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Team services civiques alias les Mignons © Low-tech Lab

Les services civiques #

Au sein du Low-tech Lab, une grande promotion de sept services civiques est née en fin d’année 2021 : les Mignons ! (Sous inspiration des petits bonhommes jaunes bricoleurs). Chacun·e d’entre eux·elles a une mission bien précise et tout ce petit monde pagaie vers un même objectif : explorer, documenter, transmettre et sensibiliser autour des low-tech ! Nous vous laissons voguer à travers leurs parcours …

P.S. Les portraits des mignons sont parfois un brin humoristique mais toujours conformes à la véritable épopée.

Sandra - pédagogie & expositions #

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Sandra alias Sandro © Lucile Henriot

La designeuse de la bande

Sandra, attentive à ce qui l’entoure, aux petits détails - dès sa tendre enfance, toujours un crayon à la main. Il était logique pour elle, dès sa sortie du bac, de se diriger vers des études d’arts et de design, avec un fort penchant pour le design social. Une fac d’Arts plastiques à Paris 8 (Saint-Denis), une prépa pour entrer dans les grandes écoles d’arts et hop direction les Beaux Arts de Rennes en option Design pour obtenir en 2021 son diplôme avec les félicitations du jury.
Son projet d’études s’est porté sur la précarité énergétique des étudiant·e·s. Elle a ainsi réalisé des collections d’objets en s’inspirant de la brique de terre et de plein d’autres principes ou pratiques culturelles, dans le but de réchauffer le corps et non l’espace. Ces objets en terre cuite, grâce à leur inertie thermique, captent la chaleur produite lors de la cuisson des aliments par exemple, pour ensuite la diffuser près du corps. Plus d’infos sur son projet ici.

Aujourd’hui, elle est en service civique au Low-tech Lab. Sandra s’occupe de la médiation, des expositions et de la pédagogie. Un vrai bonheur pour elle !

Sa source d’inspiration

Depuis sa rencontre avec Clément Chabot, Sandra s’inspire de cette fameuse philosophie qui lui rappelle aussi ce que lui disait ses professeur·e·s :

C’est en faisant et en échouant que l’on apprend.

Julie - expérimentations territoriales #

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Julie alias July © Lucile Henriot

L’aventurière au grand sourire

Si on devait la décrire en termes un peu classiques, on pourrait vous raconter que Julie sort tout juste d’une formation d’ingénieure matériaux. Que cette formation lyonnaise a été entrecoupée d’échanges académiques (super) enrichissants, au cours desquels elle apprend à parler espagnol et découvre d’autres cultures. Mais ne vous méprenez pas. Cette Vannetaise d’origine, au sourire communicatif, est tellement plus qu’une “jeune diplômée un peu perdue”, comme elle se présente parfois ; sa vie étudiante est jalonnée de stages. D’abord à Cargonomia, à Budapest, une “chouette expérience” confie-t-elle ; pour valider ses années d’études, elle enverra une candidature spontanée au Low-tech Lab, à Concarneau, qui l’accueillera à bras ouverts. Elle y rencontre des personnes de tous horizons, découvre tout un écosystème, trouve du sens dans ce qu’elle fait. Car Julie, c’est aussi un condensé d’énergie douce, qu’elle met au service des autres, du bien commun et de ses convictions. C’est une jeune femme portée par le théâtre et la musique, et engagée dans le développement d’un nouveau projet en lien avec le territoire Concarnois. Vous n’avez pas fini d’en entendre parler !

Son mantra

Je pense qu’il faut cultiver l’art de la sérendipité, dans tous les aspects de sa vie.

Antoine - événementiel #

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Antoine alias Tonio © Lucile Henriot

Découverte associative pour ce Breton pur beurre

Lui, c’est Antoine. Originaire de QUimper, le Finistère est son domaine et la mer son terrain de jeu tant qu’il a sous les pieds une planche de surf. Il a quand même poussé la route jusqu’à rennes pour des études dans le bâtiment. C’est au cours d’un cursus plutôt technique, avec des problématiques environnementales trop souvent au second plan, qu’il a souhaité allier construction et écologie, notamment au travers d’expériences intégrant conception bioclimatique, labels environnementaux et réemploi. Objectif : redonner du sens à ses études et au métier d’ingénieur (encore un !).

Sa mission au sein du Low-tech Lab ? Participer à l’organisation d’un bel festival low-tech qui célèbre la fin d’un cycle d’exporation pour le Low-tech Lab, avec, entre autre, le retour du bateau Nomade des mers à son port d’attache. Et au final, construitre un événement, c’est un peu comme un construire un bâtiment…mais…éphémère !

Encore un mot

Le mot de la fin (dont il se sent peu légitime) :

J’essaie de faire attention à ne pas me faire engloutir par l’actualité quotidienne et actuelle peu réjouissante et positiver sur la suite.
La vie, c’est comme une boîte de chocolats : on ne sait jamais sur quoi on va tomber.

Yolène - communauté #

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Yolène alias Yolo © Lucile Henriot

Changement de programme !

Yolène est diplômée du master 2 de l’école de commerce de Rouen, Neoma. Spécialisée dans l’entrepreneuriat, elle a rejoint le pôle innovation de la MAIF, en alternance, en tant que chargée de projet. A la fin de ses études, elle a vite démissionné de son premier job. Initialement pour partir à l’étranger, finalement, avec le COVID, elle a repris des études et a entamé une reconversion dans le domaine de la transition écologique et sociale. Tout est allé très vite : le T-Campus d’abord, LUMIÅ ensuite et finalement le Low-tech Lab ! Ici, elle accompagne les communautés locales et les Low-tech Explorer.

Le message de Yolo

Je prône l’importance de prendre le temps de contempler, d’apprécier, de s’émerveiller de la vie et de la nature.
J’aime la vie simple, douce et légère où l’amour, sous toutes ses formes, est au centre. Je suis souvent très inspirée par des personnes de mon entourage, pas spécialement célèbres, mais qui reussissent à se réaliser avec brio. J’espère que certain.e.s se reconnaîtront.
Avec mon copain, on a expérimenté un élevage de grillons avec pour objectif de pouvoir les goûter. Finalement, ils sont tous morts dès la première génération. On aura au moins eu une ambiance provençale au plein cœur de l’hiver breton !

Suzon - les enquêtes #

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Suzon alias Suz © Lucile Henriot

Feu d’artifice d’idées dotée d’un oeil vidéaste

Suzon est née par une nuit d’orage, au lendemain d’une tempête qui ravagea cultures et forêts limougeaudes. Cette symbiose avec les éléments, avec la nature à son paroxysme, donnera lieu des années plus tard à un sens de l’humour aiguisé, qu’elle cultive en tentant de rédiger des bios (un peu trop) dramatiques. Originaire, donc, d’une (sublime) région limousine, qui n’a d’ailleurs rien à envier aux véhicules éponymes, c’est aux portes de la dernière année de son école d’ingénieur, près de Toulouse, que Suzon décide de faire une pause. Le diplôme, la vie active, la vie d’adulte, tout va un peu trop vite, tout est encore trop flou, et elle s’autorise un pas de côté. Une petite bifurcation pour s’éloigner, au moins un temps, (probablement un peu plus), du « chemin tout tracé », motivée par l’envie de « découvrir des tas de choses et des tas de gens ». Une succession de hasards heureux, son goût pour les histoires humaines et les enjeux environnementaux, (par le prisme des déchets dans un premier temps), un alignement d’étoiles, (appelez ça comme vous voulez), la mènent à Concarneau, au Low-tech Lab, pour travailler sur le projet des Enquêtes. Un alignement d’étoiles, c’était pas si mal.

Quelques petits mots de Suzon

J’aime marcher, la montagne, la musique et les gens. Surtout les gens, en fait, celles et ceux qui changent le monde et croient en leurs rêves. C’est super cliché mais super vrai.

Elliot - diffusion technique #

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Elliot alias Ellio © Lucile Henriot

Le cul entre 2 selles

Diplômé depuis 2020 du cursus Ingénieur de l’INSA Toulouse au département Génie Mécanique avec une spécialisation en Énergie, il a depuis cheminé en quête de sens afin de trouver son rôle dans cette société. En effet, la peur grandissante d’une dissonance cognitive certaine, liée à l’ogre industriel vers lequel on l’orientait, l’a poussé à la remise en question. Il est parti voyager à vélo à la découverte d’initiatives inspirantes qui repensent nos modes de vie, qui innovent et expérimentent en faveur d’une société plus juste, plus sobre et plus résiliente. Le service civique au Low-tech Lab s’inscrit dans la continuité de ce voyage et de cette quête perpétuelle de sens. Il s’épanouit de pouvoir innover et de mettre ses appétences techniques et sa créativité au service de la low-tech.

Le mantra d’Elliot

Allez voir les choses avec vos yeux, réapprenez à faire les choses avec vos mains, et pour voyager, on n’a pas besoin de partir loin.

Lucile - communication éditoriale #

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Lucile alias Lulu © Elliot Harant

Piquée par les low-tech

Là, c’est Lucile, jeune nantaise de 26 ans d’origine bretonne. Elle travaille en tant que mignon au pôle communication du Low-tech Lab. Mais avant ça, petit retour en arrière sur les bancs de l’école … Après son bac, elle est passée par un DUT Techniques de Commercialisation, une Licence dans le commerce et un Master dans la communication et le marketing digital, le tout en alternance. Mais c’est pendant son année de césure (après le DUT) qu’elle a fait ses plus belles rencontres ! Deux stages, deux start-ups nantaises aux fortes valeurs humaines et environnementales : La Box à Planter et Gaspard (Captiv). C’est grâce à eux que d’une graine, elle est passée à une jeune pousse ! Ils.elles lui ont donné la chance d’apprendre à leurs côtés et ils.elles l’ont fait mûrir en l’arrosant chaque jour de leurs connaissances sur la culture de l’entreprise plus libérée, la conscience sociale et environnementale, et leurs compétences techniques en communication.
Communiquer pour elle, n’a de sens que pour les organisations tournées vers l’écologie ou le sociale. Alors une fois le diplôme en poche et toujours tentée de faire une action de bénévolat, elle est tombée sur l’offre de service civique au Low-tech Lab. Sa mission : sensibiliser et communiquer sur l’innovation low-tech.

Depuis piquée par les low-tech, je ne me défais plus de cette envie de faire !

Un dernier petit mot

Le message que je souhaite faire passer, c’est que peu importe le chemin que l’on prend, on peut toujours bifurquer, changer de voie, se tromper, être perdu.e, se réorienter, rebondir … Et le plus important est de savoir s’écouter, écouter ce que l’on ressent, ce que l’on a envie de faire ou de ne pas faire. Et si on suit cela, alors tout est possible ! Il faut se faire confiance et suivre ses intuitions ! Alors gagné.e par ce sentiment de bien-être et de cohérence, on peut manger le monde (de façon imagée) !

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