Low-tech et démocratie technique - Synthèse mémoire Jeanne BLARY
Publication date: 25.06.2026
Authors: Jeanne BLARY
Language: Français
Fabriquer un four solaire, animer un atelier de réparation, rafraîchir une école maternelle pendant une canicule ou documenter un savoir-faire : et si ces gestes étaient aussi des actes politiques ?
Les pratiques low-tech sont souvent envisagées comme des réponses aux enjeux écologiques et matériels contemporains. Mais que changent-elles dans notre rapport collectif à la technique ? Les pratiques low-tech permettent-elles de reprendre du pouvoir sur les choix techniques qui façonnent nos vies ? À l’heure où la plupart des technologies sont devenues des « boîtes noires » conçues loin des citoyen·nes, les initiatives low-tech ouvrent-elles des espaces de réappropriation, de discussion et de décision collective ?
En gros : le mouvement low-tech favorise-t-il l’émergence d’une démocratie technique ?
À partir d’une enquête menée auprès d’acteur·ices des Hauts-de-France, j’ai exploré pendant un an les liens entre low-tech et démocratie technique. Cet article en est la (courte) synthèse. En mobilisant les approches technocritiques, et notamment les travaux d’Andrew Feenberg, il analyse la manière dont les pratiques low-tech participent à la réappropriation de savoirs et de compétences techniques, à la production de communs, à l’émergence d’espaces de discussion autour des choix techniques, …
Vous trouverez également dans cet article quelques limites et tensions qui traversent ces dynamiques : inégalités d’accès aux compétences, enjeux de genre et de mixité, ou encore difficulté à rendre certaines alternatives suffisamment désirables pour dépasser les cercles déjà convaincus.
Si vous vous êtes déjà demandé si la low-tech pouvait être autre chose qu’une réponse technique aux crises écologiques, et devenir aussi un projet démocratique, alors cette synthèse de mon mémoire devrait vous intéresser !
Jeanne